Quelles sont les vertus de l’échec ?
Aujourd'hui, il est souvent très mal vu d’échouer. Mais chez Les Nouveaux Géants, nous pensons que pour réussir il faut savoir échouer, et que l’échec a même des vertus ! Alors, prêt à les découvrir ?
I- L’échec en France
En France, l'échec est un tabou. On a tendance à éviter de parler de ses échecs et à plutôt mettre en avant nos succès. Pourtant cela n’est pas le cas partout dans le monde.
Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Finlande par exemple, l'échec est vu comme un événement nécessaire à la construction de la réussite et du succès.
Cette mentalité contre l’échec commence dès les bancs de l’école en France. Notre professeur entoure nos fautes en rouge, et laisse même des remarques du style : « c'est PAS glorieux tout ça », quand notre copie a trop de fautes.
Les erreurs sont pointées et on nous apprend une chose : l'échec est l'opposé de la réussite. Les élèves seront laissés dans le sentiment de ne pas être assez bons.
Imagine maintenant un système scolaire, ou au lieu de de pointer les erreurs, on redonne confiance à l’élève en lui montrant qu’il a des compétences.
C’est ce que font nos amis finlandais où les notes apparaissent à partir de l’âge de 11 ans et les professeurs restent libres de choisir leurs méthodes d’enseignement.
En France ce système de pointage d’erreurs est aussi présent en entreprise. De nombreux supérieurs hiérarchiques préfèrent souligner ce qui ne va pas plutôt que ce qui va. Cela nous montre une chose, la peur de l’échec est inculquée depuis l'école et est perpétuée en entreprise, ce qui explique sûrement pourquoi l’échec est un tabou en France !
Pourtant, avoir des échecs n’éloigne pas de la réussite, bien au contraire, l’échec a des vertus.
II - Les vertus de l’échec
L’échec ne manque pas de vertus ! Notamment, l’échec nous permet d’apprendre plus vite, comme nous l’a prouvé le tournoi de Wimbledon en 1999.
Un jeune espagnol de 13 ans vient de perdre la finale du tournoi de tennis face au prodige français de l'époque, Richard Gasquet. Le jeune français enchaînait les victoires et sa réussite semblait couler de source. L’espagnol quant à lui faisait l'expérience de nombreux échecs. Ce match précis du 7 septembre 1999, qui se solde par un cuisant échec, sera défini par le jeune espagnol comme le point de départ de sa réussite future.
Il lui aura permis de se heurter à une dure réalité. Ce qui l'a poussé à puiser dans des ressources dont il n'avait pas idée pour continuer de progresser.
Et ce jeune espagnol, c'est Rafael Nadal ! L’histoire nous montrera que le champion final, c’est bien lui. 😎
Cette histoire nous permet de comprendre que sur le long terme, c'est celui qui a subi le plus de difficultés qui triomphe. Car l’échec nous apprend des choses que l’on n’aurait pas apprises si l’on ne l’avait pas connu. On aurait même plus intérêt à échouer le plus vite possible, si l’on souhaite devenir le meilleur rapidement. Comme disent nos amis américains : « fail fast, learn fast » (« rate vite, apprend vite »).
Échouer nous donne l'opportunité de tester nos désirs, éprouver notre motivation, et renforcer notre conviction que la voie empruntée est bien celle que l'on souhaite suivre.
Et des exemples de cas où l’échec a été bénéfique, il y en a beaucoup d’autres !
On peut citer Steve Jobs qui a été évincé de l’entreprise qu’il avait lui-même fondée, ce qui lui a permis de libérer sa créativité à nouveau et de créer l’iPhone, l’iPod et l’iPad. Ou encore JK Rowling qui s’est heurtée à bien des échecs : 11 maisons d'édition ont refusé le manuscrit du premier tome : « Harry Potter et l'école des sorciers ».
Voici de bonnes raisons de persévérer et voir l’échec comme un tremplin pour réussir.
Tu l’as vu, échouer n’est pas forcément un signe de faiblesse, bien au contraire. L’échec nous permet d’apprendre de nouvelles choses et de gagner en puissance et en caractère.
Ainsi, si certains de tes projets dans la transition écologique se soldent par des échecs, tu sais dorénavant qu'il ne tient qu’à toi de tirer du positif de tes échecs. Et je n’ai pas de doutes sur tes capacités à le faire ! Alors persévère et crée le changement !
Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter notre micro-learning dédié.
Rédigé par Thomas Nassif